- Accueil
- DDASS 93
- Les politiques sociales
- URGENCE SOCIALE - HEBERGEMENT D’URGENCE
- Etude sur les usagers du dispositif de veille et d’hébergement d’urgence en Seine-Saint-Denis
Etude sur les usagers du dispositif de veille et d’hébergement d’urgence en Seine-Saint-Denis
Comment et pour/quoi les personnes sans domicile fixe en Seine-Saint-Denis se saisissent-elles du dispositif départemental de veille (le 115) et d’hébergement d’urgence (les centres d’hébergements) ? Celui-ci est-il en capacité de répondre quantitativement, qualitativement ?
Telles sont les questions que posent l’étude que le service des Politiques sociales de la Seine-Saint-Denis a piloté au cours des mois de Juillet-Octobre 2OO8. Le point de vue des personnes concernées, axe fort de cette étude, met en exergue des traits saillants :
- Les jeunes mères hébergées - soit la majorité du public hébergé dans le parc d’hébergement d’urgence de la Seine-Saint-Denis - aspirent à une vie normale, un logement, un emploi, et des papiers en règle. [1] Elles sont saturées de ce mode de vie de l’urgence qui devient situation permanente. Elles sont épuisées car il faut constamment changer de centres, prouver sa bonne volonté, son dynamisme alors qu’en retour les réponses sociales sont lentes pour accéder au logement.
- Pourtant leurs parcours montrent leurs capacités d’autonomie, de responsabilité, elles ont pour la plupart surmonté bien des épreuves, elles ont une expérience locative, et se sentent infantilisées.
- Alors qu’elles aspirent à un logement de droit commun, les perspectives de sorties sont faibles. Elles subissent la prolongation de leurs séjours, ce qui contribue à engorger le parc d’hébergement au détriment des isolés qui sollicitent massivement le 115 en quête d’une solution d’urgence mais qui se heurtent souvent à un manque de places, bien que de nettes évolutions dans ce domaine soient à mentionner.
- Enfin, au côté des isolés, des personnes malades, des femmes enceintes, des services sociaux, des associations diverses appellent le 115, service submergé par une demande tout azimut à laquelle il ne peut répondre.
Tels sont les enseignements principaux de cette étude qui invitent à repenser l’accompagnement social entre urgence, stabilisation et insertion à partir de la parole ici largement prise par les personnes.
Les documents de cette étude :
[1] Un tiers des personnes hébergées selon cette étude est en situation irrégulière et selon une autre étude de la Ddass réalisée en parallèle à celle-ci sur la question du nombre de sans papier, la moitié des personnes hébergée serait en situation irrégulière.

Administrations Sanitaires et Sociales de l'Etat - DASS 93